samedi 24 juin 2017

Après CEOLE, FRANCEOLE en redressement judiciaire.

La nouvelle était passée inaperçue : FRANCEOLE est en redressement judiciaire depuis le 17 mai dernier.  C'est malheureusement une preuve de plus de l'incurie de l'ancienne région de Bourgogne sous l'impulsion de son président de l'époque, François PATRIAT. Ce dernier s'était donné pour mission de développer, à grand renfort de subventions, la vitrine d'une industrie éolienne française dans la région la moins ventée de France. L'entreprise CEOLE était créée ex-nihilo à Longvic près de Dijon. Il ne s'agissait, en fait, que de fabriquer les mâts en acier, la partie la moins noble d'une éolienne. Le reste, notamment la nacelle et ses équipements, provenait du Danemark, d'Allemagne ou de Chine.
Comme d'habitude, les choses ne se sont pas déroulées comme prévues. Les équipes techniques de la région n'avaient pas pris conscience qu'un autre fabricant, la SIAG, réalisait déjà ces viroles en acier au Creusot. En 2012, les entreprises CEOLE et SIAG se retrouvaient toutes deux en dépôt de bilan. Avec l'assistance de la région, ces deux sociétés se retrouvaient fusionnées en février 2013 pour donner naissance à FRANCEOLE. Les perspectives de développement semblaient juteuses. N'allait-il pas falloir renouveler les parcs les plus anciens dès 2015 ? Mais, là encore, les stratèges de la région et les investisseurs se trompaient. Pour les éoliennes de très grande hauteur, les promoteurs préfèrent maintenant les mâts en béton.

Tout cela est bien triste pour ceux qui travaillaient dans ces entreprises. Ne prépare-t-on pas le même sort aux jeunes qui s'engouffrent dans la filière éolienne sous l'impulsion d'une politique énergétique purement idéologique remarquablement relayée par les média. La région Bourgogne Franche-Comté va-t-elle encore se lancer dans une nouvelle aventure ?
Bien amicalement,
Michel de Broissia (président de ACBFC association collectif de Bourgogne et France Comté)

Posté par HW

mardi 20 juin 2017

L’environnementalisme : le nouveau marxisme !

Un ouvrage court qui est une synthèse sur l’électricité renouvelable en Europe.
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Une ouvrage de synthèse sur l’électricité européenne qui vient de paraître,
L’Utopie du tout renouvelable, par Jean-Pierre Schaeken (Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2017).

Après la sortie américaine de l’Accord de Paris, il se confirme que l’Europe s’engagera, seule, dans la voie d’une électricité tout intégralement générée par de l’énergie renouvelable (soleil, vent).

LES CONDITIONS DE PRODUCTION, ACHEMINEMENT ET DE STOCKAGE DU « RENOUVELABLE »
Schaeken traite la question de manière purement technique et terre-à-terre. Il commence par examiner les conditions de réalisation d’un système électrique « bas carbone ». La production de l’éolien et du photovoltaïque suppose de couvrir nos mers et nos champs d’éoliennes, nos toits et nos territoires de panneaux photovoltaïques, ce qui requiert des sommes inouïes qui seront et sont déjà financées par le contribuable. L’adaptation de nos réseaux de distribution au caractère intermittent de l’électricité renouvelable suppose également des sommes colossales — 1500 milliards d’euros d’ici 2050… pour le seul transport de l’électricité ! « Ce n’est pas grave, c’est l’État qui paie. » Schaeken montre enfin que les techniques de stockage — sans lesquelles l’électricité renouvelable n’est pas apte à assurer un minimum de sécurité d’approvisionnement, exclure les black-out, etc. — n’existent à l’heure actuelle tout simplement pas, et que rien ne permet de prédire qu’elles existeront un jour sous une forme qui ne soit pas grossièrement onéreuse.

UN RENOUVELABLE QUI SE PAYE CHER 
Dans une deuxième partie, Schaeken examine l’impact d’une politique bas carbone sur le système électrique européen. Il montre que la sécurité d’approvisionnement est déjà compromise par le mixte électrique actuel, et que, par les motifs exposés dans la première partie, cette sécurité sera de plus en plus précaire. Quant à la compétitivité, l’équation est simple : les entreprises européennes payent leur électricité de plus en plus cher, tandis que leurs concurrents mondiaux, y compris américains, ont accès à une électricité qui l’est de moins en moins.

UN RENOUVELABLE QUI TUE DES EMPLOIS
L’idée que le développement de l’électricité verte favorisera l’emploi et la croissance est une plaisanterie : chaque emploi vert naît de la subvention de l’État, pour un montant qu’il aurait été plus efficace économiquement de laisser dans l’économie marchande. On estime qu’un emploi vert tue deux emplois sains.
Quand, par ailleurs, la conséquence de l’opération est de renchérir — et dans quelles proportions ! — le prix de l’électricité de toutes les entreprises et professions marchandes sans aucune exception, on mesure aisément que l’opération relève d’une forme de sabotage à grande échelle. Tout cela au nom de la « science » d’un organisme, le GIEC, dont il a été démontré qu’il n’a rien de scientifique et qu’il est intégralement politique. En résumé, l’Europe a déjà dépensé des sommes folles pour l’utopie du tout renouvelable, elle s’apprête à en dépenser bien davantage encore, tout cela avec une influence marginale sur les émissions de CO2, et nulle sur la température moyenne du globe. L’environnementalisme est le marxisme de notre temps.

Jean-Pierre Schaeken, L’Utopie du tout renouvelable, Académie royale de Belgique, mai 2017.

Posté par HW

vendredi 9 juin 2017

Elles sont vertes, mes éoliennes… et rouge sang !

Sont-ils vraiment vicieux ou sont-ils ignorants, ces « écologistes » ? 


Claude Brasseur
Mathématicien, chercheur en énergies renouvelables



Les éoliennes tirent leur énergie du vent, quand il y a du vent, soit en moyenne l’équivalent de 20 % du temps. Des centrales thermiques polluantes doivent les accompagner quasiment tout le temps. En Allemagne, ces centrales fonctionnent carrément au charbon/lignite ! En France et en Belgique, elles fonctionnent au gaz, elles sont à cycle ouvert, c’est-à-dire assez souples pour pouvoir se substituer aux éoliennes dès que le vent tombe. Elles sont, aussi, nettement plus polluantes que les turbines gaz-vapeur peu souples et elles consomment 50 % de gaz en plus… Ce que nous savons beaucoup moins, c’est que les éoliennes tuent aussi. Elles tuent en détruisant la santé des personnes sensibles vivant à proximité, mais elles tuent surtout et immédiatement dans les pays fournisseurs de métaux rares, métaux rares dont nos « écologistes » ne parlent pas. Ces métaux sont indispensables à la fabrication des alternateurs d’éoliennes pour qu’elles puissent rester suffisamment légères malgré leur gigantisme chaque jour plus insensé. Sont-ils vraiment vicieux ou sont-ils ignorants, ces « écologistes » ? Ne savent-ils pas que l’exploitation des métaux rares en Mongolie-Intérieure pollue des milliers de km², tue des milliers de gens 1 ? Ne savent-ils pas que l’exploitation des métaux rares, au Congo par exemple, cause guerres, massacres et destructions ? Des amis restés au Congo nous parlent régulièrement de ces horreurs proches du génocide, horreurs dont la presse bien-pensante « verte » se garde bien de nous parler !
3

J’ai lu le livre Congo Inc. d’In Koli Jean Bofane, où seul un vieux chef twa (pygmée) se préoccupe de l’avenir, où Congolais, Chinois, Américains, ONU etc., ne pensent que commerce et industrie… portefeuille ! Et je transcris une petite observation de Jacques Henri 2 dans son chapitre sur le Congo : « Patrice Lumumba fut rapidement éliminé par la CIA […] Une paix durable n’a jamais prévalu dans ce pays qui regorge de richesses minérales dont en particulier le coltan. […] Nul ne sait combien les exactions américaines ont provoqué de morts en cinquante années d’instabilité. (Note : le coltan est un minerai riche en tantale et en niobium. Le tantale est notamment utilisé dans la construction d’éoliennes. L’exploitation de ce minerai a provoqué des troubles récurrents dans la région d’Ituri en République démocratique du Congo.) » La conclusion s’impose : tentons de vivre avec dignité, cessons d’avaler les « vérités » que nous servent des gens uniquement préoccupés par leur portefeuille, instruisons-nous, soyons responsables et gardons en mémoire cette parole d’Einstein : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Et je sais parfaitement que de « bonnes âmes » vont me répondre : « Et le nucléaire, lui, il ne tue pas ? Il ne pollue pas ? » La réponse est claire et vérifiable : aucune industrie n’a tué moins que le nucléaire 3, aucune source d’énergie n’est moins polluante que le nucléaire. Ajoutons que le nucléaire de 4e génération est sans le moindre danger de radiations, même en cas d’attaque terroriste ou de tsunami, et qu’il consomme les déchets du nucléaire actuel ! Notes: 1. Le jour où j’ai demandé à Greenpeace comment ils intervenaient dans cette région, la réponse a été : « Ce problème ne nous concerne pas. » (!) 2. Jacqueshenry, 27 mai 2017. 3. Le journal Le Sillon a publié, il y a quelques années, une enquête faite au niveau mondial. On demandait de ranger dans l’ordre de leur dangerosité une série de causes de mort. Le nucléaire était noté en premier par la majorité des personnes interrogées alors que les chiffres le montraient en dernier…

Posté par H.W


En d'autres termes, nous sommes des cons dont il est extrêmement facile de profiter en racontant des histoires en activant notre imaginaire.

vendredi 2 juin 2017

Un témoignage d'agriculteur

Monsieur le maire,
 
          Je me sens particulièrement visé par votre article du 31 mai paru dans le Dauphiné Libéré dans lequel vous déclarez : « parfois on doit penser à la collectivité plutôt qu’à son patrimoine personnel ».
 
          En effet je suis propriétaire de 200 ha autour du Clos du Seigneur, l’un des site choisi pour votre projet d’éoliennes industrielles.
 
          Arrêtez de brasser du vent pour rien !
Ce projet ne peut voir le jour sans mon accord pour ce qui est des accès au site !
Ce site « le Clos du Seigneur » est une zone exceptionnelle car zone pastorale, pour laquelle j’ai une convention pluriannuelle de pâturage, ce que vous semblez ignorer, et non une zone non agricole comme vous laissez miroiter à « vos » promoteurs.
Un berger et son troupeau (600 bêtes et 3 propriétaires) l’entretiennent sereinement pendant 4 mois autour d’une cabane pastorale faite par la commune.
 
          Votre projet éolien est insensé ; il est dévastateur pour le site: plateformes, et surtout pistes d’accès de 6 m de large (bande de roulement) depuis le village (6 kms).
 
          Monsieur le moralisateur, où est l’intérêt général face à un tel désastre paysager ?
 
          NON ! Je ne sacrifierai pas ce site pour quelques milliers d’euros pour la commune (et pour moi).
Concentrez votre énergie pour des projets plus humbles pour la commune : panneaux solaires, valorisation du lotissement, routes communales (très dégradées). Ce n’est pas un « job » dévalorisant, c’est le vôtre !
 
          Sachez une fois pour toute, que je ne sacrifierai pas un site comme le Clos du Seigneur pour des intérêts mercantiles.
 
          Cordiales salutations.
          Benoit Bauchau"

mercredi 24 mai 2017

« Pour se passer du nucléaire, il faudrait installer 200 000 éoliennes en France »

LE MONDE ECONOMIE | 19.05.2017 à 11h17 |Par Henri Prévot (Consultant en politique de l’énergie)

Dans une tribune au « Monde », le consultant en politique de l’énergie Henri Prévôt estime que pour éclairer le débat sur le remplacement du nucléaire par les énergies renouvelables, il faut rendre publics les chiffres des coûts de production du gigawatt.
« La production des éoliennes et des panneaux photovoltaïques en France est incertaine, intermittente et coûteuse, et nous n’en avons pas besoin aujourd’hui ».


TRIBUNE. Pourquoi installe-t-on des éoliennes et des panneaux photovoltaïques en France ? Leur production est incertaine, intermittente et coûteuse, et nous n’en avons pas besoin aujourd’hui. Pourquoi donc en implanter ? Pour « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier » ? Pour se prémunir contre l’arrêt inopiné de fourniture de courant en se fiant au vent ou au soleil ? Absurde ! Conservons plutôt, en secours, quelques centrales au gaz, et équipons-nous de véhicules et de chauffage hybrides pour pouvoir remplacer l’électricité, quand on le veut, par du fioul, du gaz ou du carburant, c’est-à-dire des produits qui se stockent.

Pour justifier une France (métropolitaine) éolienne et photoélectrique, le seul motif rationnel serait de se passer du nucléaire. En effet, il serait sans doute techniquement possible de produire, en 2050, assez d’électricité sans nucléaire ni énergie fossile. Voici comment.
Nous ferons des économies d’énergie mais, pour diminuer suffisamment nos émissions de CO2, il faudra remplacer le fioul, le gaz et le carburant par de l’électricité. Les nouveaux usages électroniques et informatiques consommeront davantage d’électricité. L’industrie aussi, si notre pays cesse de perdre ses usines. Et la population continuera de croître. La consommation d’électricité pourrait donc augmenter de 1 % par an d’ici à 2050.

Des batteries au coût élevé
Pour compenser les fluctuations de la demande, et celles du vent et du soleil, il existe plusieurs moyens. Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) sont un dispositif de deux bassins, un haut et un bas, entre lesquels des pompes font remonter de l’eau, puis, en inversant le flux, produisent de l’électricité. Les STEP peuvent « stocker » de l’électricité sur plusieurs mois, mais tous les sites propices ont déjà été équipés. Les ballons d’eau chaude sont un autre moyen, mais qui est déjà largement employé.

Posté par H.W.

dimanche 21 mai 2017

Avant d'être ministre, que disait Nicolas Hulot à propos de l'éolien industriel !


VA-T-IL TENIR SON ENGAGEMENTS SUR L’ÉOLIEN INDUSTRIEL ?

"… Le lobby des éoliennes souvent proche de celui du nucléaire, a bien fonctionné en proposant aux maires des petites communes de nouvelles recettes. Ils ont installés des éoliennes en dépit du bon sens. Des champs d'éoliennes dans des friches industrielles ne choqueront personne. Mais lorsque l'on sacrifie des paysages magnifiques, je comprend qu'il y ait des réactions… "Au départ l'énergie éolienne est une très bonne idée ; mais à l'arrivée c'est une réalisation tragique. Si cela permettait de fermer des centrales nucléaires, mais ce n'est pas le cas. En bref, c'est simplement de l'habillage !"

Posté par H.W

vendredi 19 mai 2017

E.Macron poursuit-il la Désinformation, les Approximations sur les énergies renouvelables et l’éolien en particulier ?

Le 18 janvier 2017 la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal déclara péremptoirement sur la chaîne F2 20h, flanquée de la ministre du travail El-Khormi :

< aujourd'hui, l'éolien et le solaire produiront 8 GW 
                      = l'équivalent de 8 réacteurs nucléaires >

Cette petite phrase est un gros bijou de désinformation, suggérant l'efficacité de la production de ces énergies renouvelable éolien et solaire, et grâce à cette énergies renouvelables on pourrait assurer les Français des risques de coupures d'électricité en cette période de grand froid, et ainsi leurs production compense les insuffisances du production nucléaire dues à l'arrêt de 19 centrales.


Voici la vidéo à voir et à diffuser avec des analyses simples et bien réalisé par un membre de Vent de Colére.


L’honnêteté intellectuelle impose que soient déconstruites les manipulations, les inexactitudes voire les menteries qui polluent une analyse lucide des performances et de la technologie éolienne et donc de leur pertinence dans l'équation de la production d'énergie électrique en France.

Avec sa déclaration ci-dessous le nouveau ministre Nicolas Hulo a-t-il mis le ton !?
La fermeture de la centrale de Fessenheim "aura lieu" a assuré Nicolas Hulot, jeudi 18 mai. "C'est le dernier acte politique de Ségolène Royal et j'ai promis de préserver cet acquis" a lancé le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, sur le plateau du "20 heures" de France 2


Apparemment nous sommes des cons dont il est extrêmement facile de profiter en racontant des histoires en activant notre imaginaire.


Posté par H.W